«Le SPS apporte la confiance exigée par le marché»
Publié le : 11.12.2025
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L’entreprise Dovida exerce un management de la durabilité qui est à la fois systématique et pragmatique, et qui permet d’établir des rapports ESG reconnus au niveau international. Cette démarche repose sur le Sustainability Performance Standard (SPS). Hermann Mairhofer, responsable ESG, nous explique pourquoi et comment Dovida applique le SPS.
Monsieur Mairhofer, qu’est-ce qui vous a incité à aborder la question de la durabilité sous un angle stratégique au sein de votre entreprise?
Nous sommes une organisation active à l’international et avons des responsabilités. Vis-à-vis des seniors dont nous nous occupons, pour nos collaboratrices et collaborateurs, pour nos parties prenantes, mais également vis-à-vis de l’environnement. Or nous ne pouvons assumer cette responsabilité qu’en acceptant la durabilité comme faisant partie intégrante de notre gestion d’entreprise.
Comment cela se traduit-il concrètement?
Nous ne saurions nous satisfaire de simples manifestations de bonnes intentions. Nous voulons des résultats qui soient mesurables. C’est pourquoi nous nous sommes mis en quête d’une approche qui soit pragmatique, qui ait un réel impact, qui soit structurée de manière professionnelle et qui puisse être intégrée dans les systèmes de management existants. Par ailleurs, la mise en œuvre d’une telle approche devait être aussi simple que possible, afin de ne pas trop puiser dans les ressources de notre cœur de métier.
Le SPS vous a-t-il permis de trouver cette approche?
Tout à fait: le SPS remplit tous ces critères. Ce standard nous éclaire sur les progrès que nous avons déjà accomplis et sur les points où nous pouvons encore nous améliorer. C’est ainsi que nous pouvons engager des projets concrets qui fournissent des résultats mesurables et incarnent une réelle valeur ajoutée. Pour nous, le SPS n’est donc pas simplement un certificat de plus à convoiter. Il représente un gage de structuration et de fiabilité pour notre gestion d’entreprise. De plus, l’audit externe réalisé par la SQS est synonyme de transparence et de crédibilité. La confiance des investisseurs, des partenaires et des autorités en ressort renforcée.
Hermann Mairhofer
Dovida propose un accompagnement à domicile non médical à destination des seniors. Les prestations vont de l’aide occasionnelle dans les tâches du quotidien à l’accompagnement à domicile 24 heures sur 24. Près de 12 000 personnes dans le monde travaillent pour l’organisation dans le secteur du care. Active en Suisse depuis 2007, l’entreprise y emploie près de 2000 personnes. Hermann Mairhofer est responsable ESG au sein de la direction. Il est responsable de la mise en œuvre du Sustainability Performance Standard (SPS). De plus amples informations sont disponibles sur www.dovida.ch/fr
Vous mentionnez vos parties prenantes. Y a-t-il eu des pressions de l’extérieur?
Oui, et nous les ressentons de manière manifeste. Les exigences ont fortement augmenté au niveau international. Grâce au SPS, nous avons les cartes en main pour nous mettre en conformité, par exemple avec la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) ainsi qu’avec les European Sustainability Reporting Standards (ESRS). Pour une organisation disposant de sites en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande, il est crucial d’être comparable et vérifiable à l’échelle internationale.
Venons-en à la pratique. Comment avez-vous mis en œuvre le SPS?
Nous voulions tout d’abord savoir où nous en étions précisément. La double analyse de matérialité fondée sur la logique des ESRS a été cruciale à cet égard. En effet, elle pointe du doigt les thèmes qui comptent vraiment – pour nous en tant qu’organisation, mais aussi pour la société. Ce faisant, il était important pour nous de mobiliser nos ressources de manière ciblée sur les domaines dans lesquels nous pouvons réellement faire bouger les choses – sans jamais oublier de placer les hommes et les femmes que nous accompagnons au cœur de notre démarche. Nous avons saisi les indicateurs au moyen de l’outil esg2go, qui est intégré au SPS.
Quels défis avez-vous dû surmonter à cet égard?
Le plus grand défi résidait dans la collecte et l’assurance qualité des données ESG. Une tâche particulièrement ardue lors du premier passage.
Comment le SPS vous aide-t-il à définir et à atteindre vos objectifs en matière de durabilité?
Ce standard nous oblige à identifier les projets prioritaires dans les domaines de l’environnement, du social et de la gouvernance. Ces projets doivent livrer une contribution directe aux thèmes essentiels. Nous utilisons ainsi nos ressources à bon escient et en tirons le plus fort impact possible.
Y a-t-il déjà des premiers résultats que vous puissiez nous révéler?
Les résultats concrets ne seront visibles qu’au moment de la mise en œuvre des projets déjà sur les rails. Ils s’appuient sur les nouveaux indicateurs ESG, lesquels nous permettent de fixer des objectifs stratégiques clairs et de les adosser à des mesures coordonnées. Nous pouvons d’ores et déjà nous réjouir que l’analyse ait également mis en évidence des opportunités dans des domaines généraux de la gestion d’entreprise, par exemple en matière de management des risques.
Comment vos collaborateurs réagissent-ils à votre nouveau management de la durabilité?
Nos collaborateurs doivent comprendre pourquoi nous empruntons cette voie. Pour cela, nous devons impérativement rendre les résultats visibles. Par exemple, lorsque nous améliorons notre empreinte écologique ou quand nous réalisons des progrès mesurables en matière de responsabilité sociale. J’ai le sentiment que nous sommes sur la bonne voie.
Et quelle influence cela pourrait-il avoir sur les futurs collaborateurs potentiels?
Sur le marché du travail, s’inscrire dans une approche professionnelle de la durabilité est depuis longtemps déjà une condition de base incontournable. Et non pas juste un «petit plus». De nos jours, le personnel qualifié entend être au clair sur le sérieux avec lequel l’entreprise aborde les thématiques telles que la sécurité, les conditions de travail ou encore la culture de direction. À mon avis, le SPS renforce considérablement notre attractivité en tant qu’employeur.
Avez-vous déjà reçu des commentaires d’autres parties prenantes?
Oui, les premiers retours des investisseurs et des sociétés de révision se sont avérés très positifs. La certification SPS délivrée par l’Association Suisse pour Systèmes de Qualité et de Management (SQS) nous aide à nous démarquer clairement des labels de durabilité superficiels et du greenwashing. Elle apporte la crédibilité exigée par le marché.
Et maintenant, quelle est la suite?
Pour nous, la certification SPS n’est pas un projet ponctuel et unique. Nous voulons utiliser le SPS comme un instrument de gestion. Les revues annuelles, le développement continu des indicateurs et les audits réalisés par la SQS doivent garantir l’ancrage pérenne de la durabilité au sein de l’organisation. Notre premier rapport de durabilité paraîtra sous peu. Nous assurons ainsi la transparence de notre démarche et démontrons au niveau international que la durabilité fait partie intégrante de notre gestion d’entreprise. Face à la croissance incessante des exigences réglementaires, une telle démarche est d’autant plus importante. Que ce soit en Suisse, dans l’Union européenne, en Australie, en Nouvelle-Zélande ou sur d’autres marchés. Le SPS nous aide à rester efficaces et à évoluer en dépit d’un environnement de plus en plus complexe.
Le Sustainability Performance Standard (SPS) est le standard applicable au management ciblé et systématique de la durabilité. Il a été développé par l’Association Suisse pour Systèmes de Qualité et de Management (SQS) et repose sur les systèmes de management ISO. Le SPS offre aux entreprises de différents secteurs et de différentes tailles un cadre pour la planification, la mesure et l’amélioration continue de leur performance en matière de développement durable. La SQS certifie les systèmes de management SPS et permet ainsi aux entreprises de satisfaire de manière crédible à une multitude de prescriptions réglementaires et d’exigences des parties prenantes. De plus amples informations sont disponibles sur la page www.sqs.ch/sps.